Aujourd'hui, c'est un coup de cœur régional que nous publions ! Le Château du Buisson de May est aussi un bâtiment magnifique situé dans l'Eure également et que vous pouvez visiter : son site internet vous présentera l'étape de tourisme en Normandie qu'il constitue au même-titre que le Château de Beaumesnil.
Nous vous souhaitons une belle et riche découverte avec quelques notes pour vous mettre en appétit :)
Une architecture de Jacques-Denis ANTOINE
Les plans et élévations de l’édifice, signés d’Antoine, datent d’août 1781 à juillet 1782. Placée au point de convergence de larges perspectives, tracées à travers le parc boisé, cette demeure étonne par son plan carré, cantonné de quatre pavillons eux aussi presque carrés, surmontés de campaniles.
J.D. Antoine était un autodidacte, né le 6 août 1733 à Paris, célèbre pour sa réalisation de l’Hôtel de la Monnaie de Paris pour Louis XV en 1771 – 77. Élu à l’Académie en 1776, il travailla à Paris (hôtel de Jeaucourt, 45 rue de Varennes), en province (château de Hercès, à Houdan, chapelle de la Visitation à Nancy), et à l’étranger, (Hôtel de Ville de Berne, château du prince de Salm à Kirn). Il collabora avec Boulland, avec Jardin, et mourut à Paris le 24 août 1801.
Une histoire riche !
Les premières pièces d’archives concernant la Seigneurie du Buisson de May connues datent du XVème siècle.
La construction du château actuel fut entreprise par Jean de Bordeaux Bargeville en 1781 avec l’architecte royal Jacques-Denis Antoine. Les Bordeaux, puis Le Caron de Fleurey, puis Henri de Chastenay Lanty, se succédèrent pendant la période révolutionnaire. Le 23 juin 1807, Louis Philippe de Saint Albin, vint habiter sa terre du « Buisson d’Osmoy ». Fils de Louis Philippe d’Orléans, il contribua à achever l’œuvre commencée par Antoine. Il devint Maire de Saint Aquilin, puis de Pacy, établit la première équipe de pompiers, et mourut très aimé le 18 juin 1829. Sa compagne, Marie Pierrette de Tolozan, veuve Merle d’Ambert, continua son entreprise et modifia le parc avec l’architecte paysagiste Lalos. C’est son neveu, le Comte François Garspard d’Onsembray, qui hérita du domaine en 1830. Sa famille y demeura jusqu’à sa mort, en 1872, puis vendit à Georges Degrand, ingénieur en chef du Département de l’Eure.
Henri Berson, banquier parisien, racheta en 1892, et en 1895 commença une profonde restauration avec l’architecte Charles Couvreux. A sa mort le domaine fut revendu par son oncle, à la famille Labey, en 1926. Musiciens- compositeurs, les Labey donnèrent au château une grande activité artistique, et fondèrent l’orphéon de Vernon.
Les années qui suivirent la vente de 1938 marquèrent le début du déclin : propriété de la Caisse d’allocations familiales de la Région Parisienne, puis de plusieurs personnes peu consciencieuses, le château fut progressivement abandonné puis livré au pillage et enfin classé Monument Historique en 1994 pour le sauver du pire.
Depuis 1999, les actuels propriétaires ont entrepris de le sauver et de le restaurer en respectant son passé et sa beauté.
Site internet du Château du Buisson de May