Beaumesnil : un rêve de pierre.

Le château actuel fût bâti de 1633 à 1640 par Jacques de Nonant pour sa femme Marie Dauvet Desmaret en remplacement de l’ancien château féodal dont des vestiges du donjon subsistent au milieu des douves sous forme d'une curieuse motte de buis et d'ifs.

 

 

Rare exemple de château d’époque Louis XIII (l’essentiel de la construction, dirigée par l’architecte Jean Gallard, se situe entre 1633 et 1640), la demeure actuelle porte l’empreinte de la Renaissance finissante, mais on y trouve aussi la marque de courants nouveaux, venus d’Italie (style florentin) et de Hollande. Les matériaux utilisés sont la brique et la pierre. La brique, bon marché, était produite en grande quantité en Normandie mais, pour remédier aux éventuels défauts de fabrication, il était d’usage de renforcer les parties les plus fragiles avec de la pierre.

La richesse des ornementations de ses façades et de ses cheminées monumentales ainsi que les effets d'optiques créés en font l'originalité.

 

 

 

 

 

Beaumesnil est l'exemple exceptionnel d'une architecture Louis XIII, à la frontière du manièrisme et du baroque.

L’ensemble comprend :

  • un avant-corps central surmonté d’un lanternon, symbole de puissance où deux feux signalaient toute la nuit aux alentours l’emplacement du château ;

  • un corps de logis rectangulaire comportant trois travées de part et d’autre de l’avant-corps, où se trouvaient les appartements des maîtres de maison et les pièces réservées aux invités de marque ;

  • deux pavillons latéraux, ajoutés au xviiie siècle, où on logeait les personnes de moindre importance ;

  • le tout coiffé d’une haute toiture en ardoise.

Sur les façades, construites par les Frères Martin et Toussaint La Flèche, c’est la ligne verticale, soulignée notamment par la hauteur des baies et des cheminées, qui domine. La décoration est assez chargée : chaque baie, chaque fenêtre, chaque lucarne est surmontée d’un fronton cintré ou triangulaire dont le centre est occupé par un mascaron inspiré des masques de la Commedia dell'arte. Le motif répétitif d’un M et d’un D entrelacés rappelle les initiales de la première propriétaire (Marie Dauvet Des Marets). On note l’association de trois couleurs : le bleu de l’ardoise, symbole du ciel, le blanc de la pierre, couleur royale, et le rouge de la brique, couleur des empereurs romains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Objet d'une cascade d'héritages par les femmes, Beaumesnil passe dans les mains d'illustres familles telles que les Montmorency - Laval, Béthune-Charost et Maistre.

 

Acquis en 1930 par le Grand Duc Dimitri de Russie, celui ci le céda en 1939 à Jean Fürstenberg qui, dès l'après guere, s'attela à redonner au domaine sa splendeur d'autrefois.

 

Depuis sa mort en 1982, la Fondation Fürstenberg-Beaumesnil, reconnue d'utilité publique dès 1966 s'efforce de maintenir en état l'ensemble du château, de son parc et de ses collections. Pour de plus amples informations à propos de la Fondation et du mécénat, cliquez ici.

 

En 2015, la Fondation Fürstenberg-Beaumesnil fait appel à la société "Tous au Château" afin de développer le domaine de Beaumesnil.

Pour plus d'informations sur la société Tous Au Château, cliquez ici.

 

 

 

Un chef d'oeuvre du XVIIème siècle.

Un ensemble architectural exceptionnel.

Une histoire de familles.

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